Parcourir Miles

Tourner la plage

C‘est un message illustré par la photographie du boitier d’un disque compact surplombant un amplificateur qui m’a appris le décès de Cassandra Wilson. « Snif… » a écrit Jean-Christophe sur mastodon, snif en effet.

Un départ, pas une disparition

La voix reste, les arrangements demeurent, les émotions sont ancrées profondément. Si je devais placer mes différentes rencontres avec le Jazz sur une bande chronologique, l’année 1999 serait illustrée avec la portrait réalisé par Joanne Savio utilisé sur la page titre du livret accompagnant le CD Traveling Miles de Cassandra Wilson.

J’ai sans doute écouté pour la première fois cet album dans un petit pavillon neuf à deux pas du marché de Sartrouville et des voies de chemin-de-fer, chez mon grand frère donc. Féru de matériel de sonorisation et de Hi-Fi (il a largement influencé ma sensibilité sonore mais c’est un autre sujet) son salon accueillait une paire d’enceintes toutes simples en hêtre, ni clinquantes ni imposantes, juchées sur leur pied ajouré[1]. Elles étaient reliées à un système d’amplification NAD[2].

Quelle écoute, quelle claque, quelle chance.

Rédigé à Saint-Estève en septembre 2026.