un souvenir de Nulle-part

Dimanche nº26

Goldgelb de Rohrer und Klinger

La demi-vie de mon assistant chimique est passée depuis un bon moment tandis j’entame ce billet du dimanche. Une bonne occasion pour mesurer les effets après trois semaines de prise quotidienne.

Corpore

D’un point de vue purement physiologique, je n’ai aucun effet secondaire incommodant ou bloquant. Ma tension n’a jamais été aussi bonne, je n’ai pas eu d’épisode nauséeux tout au plus une sensation de satiété (tu m’auras pas) plus rapide — indépendamment du fait que je ne me jette plus, dans un accès de craving, sur le cocktail mis au point sur le quai de la ligne A du Réseau express régional (RER) quand je rentrais de mes journées à Air Liquide : Maltesers, Haribo Happy Life (un paquet de chaque) et 50 ml de Coca Zéro.

Mens

Le gain de disponibilité pour des relations sociales se confirme. Contacter des inconnu·e·s par téléphone dans le cadre de démarches administrative ne me provoque plus de blocage ni de sueur froide. Rencontrer des gens est également plus aisé, je peux me présenter et échanger sans me demander si je soûle mon interlocuteur ou interlocutrice, si je formule correctement mon propos ou encore si je donne la bonne réponse et ce de la bonne manière. Ça ne fait pas moi un animateur de soirée exubérant (ce que je ne serai jamais) mais me permet de ne pas finir mes journées épuisé.

Ma capacité de concentration évolue. Je peux suivre une intention de départ (réaliser une tache, développer une idée, aborder un sujet avec une personne) sans m’en éloigner, jusqu’à me perdre, en suivant toute les ramifications de pensée ou sollicitations extérieures rencontrées.

Je commencer à pouvoir utiliser dans la durée des outils d’organisation maintes fois expérimentés mais jamais adoptés.

Quies

Le gain le plus important n’est pas celui d’une productivité, efficacité ou autre imbécillité… (retrouvez les bientôt sur tous les frontons près de chez vous). Non, c’est de pouvoir se reposer sans s’effondrer, de se divertir sans s’abrutir et surtout, surtout, d’être en capacité d’écoute et d’accompagnement de ses proches sans être sur la défensive à la moindre sollicitation, sans sur-réagir, sans s’énerver pour un rien.