un souvenir de Nulle-part

Voyager sans se déplacer

une semaine en classe ATC

J’avais évoqué dans un billet de 2020 ma tendance naturelle à me mettre en retrait, « à côté de l’action principale », non pour m’en extraire mais pour essayer de comprendre tous les enjeux et les dynamiques collectives ou personnelles qui s’y entremêlent. Cette démarche d’observation, je n’ai jamais vraiment réussi à me l’appliquer ; jusqu’à la semaine passée…

D’abord inconsciemment puis, réalisant la facilité nouvelle avec laquelle je pouvais suivre une idée sans me perdre, j’ai pris le temps d’isoler un fil de l’écheveau de mes pensées et de le dérouler. Je savais un peu à quoi m’attendre mais il est fascinant de constater la diminution de tension engendrée par le simple fait de pouvoir se concentrer sans déployer une énorme quantité d’énergie.

Conduire — y compris en banlieue parisienne, de Sartrouville à Boulogne–Billancourt — est moins fatigant. Discuter est moins fatigant. Faire des rencontre est moins fatigant. Planifier et exécuter est moins fatigant. Choisir est moins fatigant. En résumé : interagir est moins fatigant.

Ça change pas mal de choses, ça fait du bien.