un souvenir de Nulle-part

Fin mai

Le mois de mai touche déjà à sa fin et les billets ne sont pas multipliés tels des pains ou des poissons bibliques. Il y a pourtant beaucoup de textes en attente, certains dans ma tête, d'autres dans divers appareils ou carnets. J'aurais vécu cela comme un échec il y a peu ; un énième constat de mon inconstance et de mes abandons face au temps long.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je comprends que le temps est une dimension complexe pour moi et que son écoulement est une source de frustration. Je dois me donner du temps, tolérer mes pauses et mes décalages.

À bientôt de vous écrire.