un souvenir de Nulle-part

minimal isthme

troubles de la tension

Mon clavier[1] favori n’est pas sérigraphié et a pour tout repère deux ergots aidant au replacement des doigts.

La rédaction de mes billets et notes se fait dans mon application fétiche, Writer d’information Architect[2], toujours à portée de clic ou de toucher.

Je bascule progressivement sur un éditeur de texte avec une interface TUI[3] pour mes activités de manipulation de code. À tel point que désormais mes doigts sautent vers les touches :w au lieu de command s quand je décide d’enregistrer des changements.

Pour consulter rapidement la chronologie du réseau social mastodon j’ouvre un nouvel onglet dans kitty et saisis toot tui dans l’invite de commande (l’homophonie avec « tout ouïe » me fait sourire). Ce client pour le moins sobre mais efficace m’évite de sombrer dans un défilement hypnotique.

Ce n’est pas l’expression d’une mélancolie mal placée pour une ère informatique que je n’ai pas connue (ou à la marge) ; non plus un rejet de modernité ou un élitisme de « vrai barbu » (paye ton machisme en sus).

Tous ces outils répondent à une nécessité, celle d’arriver à me concentrer pendant un temps suffisant sur une tâche donnée sans courir après la dernière baballe métaphorique croisée.