une travée des Souvenirs de nulle-part comportant 7 entrées
Pause B
Au sortir d’un été beau et chaud s’est posée la question de mon activité professionnelle. Enfin, je me suis posé la question qui, au lieu de rester tranquillement à sa place, a ramené les souvenirs assez plaisants de mon expérience viennoise (de la Vienne du Futuroscope, pas de celle des valses ni du chocolat chaud) dans l’enseignement.
Il y a une semaine je redécouvrais que les promesses marketing n’engagent personne et que le handicap n’est rien de plus qu’un support d’image positive ponctuel et pas cher.
Extérieur jour, trottoir de l’avenue Wilson à Perpignan, deux personnes sortent d’un parking souterrain en discutant. Un homme, entre quarante et cinquante ans, et une jeune femme dans sa dix-neuvième année, un père et sa fille. Tous deux se dirigent vers les portes vitrées d’un cinéma. Lui en vérifiant que le ticket de stationnement est bien dans sa poche et elle en s’aidant d’une canne. La double porte vitrée se referme doucement derrière eux tandis qu’ils progressent sur l’épais tapis en direction des caisses. Fondu au blanc.