Le markdown et le webmestre
le classé dans La vie côté corpo et cms
De Word au Web
Il a beaucoup été question ces dernières semaines de l’utilité du balisage markdown pour le rédacteur. Je voudrais compléter le tableau en montrant en quoi il peut être utile pour qui doit mettre en ligne du contenu sans en être l’auteur.
Où il est question de la treizième itération de la version finale
Petite présentation du contexte. Dans le cadre d’un site Internet de société et particulièrement de celui d’une grosse organisation, les personnes en charge de la gestion d’un site au quotidien ne sont que très rarement celles qui rédigent les pages ou les communiqués publiés. Ces textes sont préparés par le service des relations externes (quelque soit son nom exact) après un circuit de validation assez complexe, voir sensible. Le document résultant de ce travail est souvent un fichier au format .doc(x) qu’il va falloir intégrer au site.
Il va falloir intégrer tout ça !
Quelque soit le système de gestion de contenu web, je n’en connais pas encore qui, par la magie d’un copier-coller réussi, transforme une page mise en forme dans Word en code HTML simple et propre. Or il y a souvent un élément de mise en forme à récupérer dans le fichier source ; a minima le sacro-saint gras sans lequel l’attaché(e) de presse ne conçoit pas de communiqué.
Comment récupérer tout ça ? La première possibilité est de copier-coller depuis Word en croisant les doigts en espérant que le code « crade » ainsi généré n’est pas d’effet de bord sur l’aspect de la page ( — dis Roger, c’est normal que mon texte courant soit trois fois plus grand que mon titre ?). Option écartée pour ce qui me concerne.
La deuxième est de coller le texte en demandant à l’assistant de mise en forme (TinyMCE ou Fckeditor sont parmi les plus répandus) du CMS de nettoyer les scories générées par Word. Bien souvent cela signifie la perte des enrichissements (oui ce n’est sans doute pas le terme à employer mais c’est celui usité) typographiques voir des changements de paragraphe. Il faut alors remettre en forme le document à l’aide de ce fameux éditeur de texte riche qui vient habiller le champs HTML.
Même si les navigateurs permettent désormais d’agrandir la taille des champs de saisie, ce n’est tout de même pas des plus confortable (ni rapide).
Une troisième voie, beaucoup empruntée par votre serviteur, consiste à coller le texte dans [notepad++|bbedit|textmate|vim|textedit|wordpad] (rayez les mentions inutiles) et d’effectuer des « chercher - remplacer » pour générer le code HTML nécessaire au découpage en paragraphes. On peut bien sûr faire beaucoup plus que cela, en utilisant des expressions régulières, mais cela fera l’objet d’un billet dedié.
Une fois le texte préparé, le code est copié dans le CMS où l’on peut procéder aux dernières retouches avec l’éditeur riche (mise en gras, italique…) avant publication.
Préparation de copie en markdown
La troisième méthode peut être encore améliorée en passant par un éditeur de texte tel byword. Avec celui-ci, le premier avantage est qu’on ne perd pas le découpage en paragraphe au moment du copier-coller. De même, les espaces insécables sont conservés (ce qui n’est pas le cas avec tous les éditeurs de texte). Enfin, la mise en place des enrichissements typographiques est plus confortablement réalisée qu’à l’étroit dans le champs laissé par le système de gestion de contenu.
Si besoin est, le passage par un éditeur de texte avancé pour quelques manipulations à l’aide d’expressions régulières est envisageable avant intégration dans le CMS.
Mon processus résumé
- Copie depuis le fichier Word,
- collage dans éditeur markdown et mise en place des listes, gras et italique,
- export en html (ou copie du code html généré),
- collage optionnel dans un éditeur pour des actions de chercher-remplacer avancées,
- insertion du texte balisé en html dans le système de gestion de contenu.
Ceci, croyez moi, c’est pas mal de temps de gagné.