Pendant que je travaille à de nouveaux contenus et tandis que la peinture de ce site n’est pas totalement sèche — tiens ça me dit quelque chose, une question d’air du temps sans doute — je vous propose de relire mes défis du vendredi dont les six premiers forment une suite :
Étrange, c’est dans une période me laissant plutôt à court de disponibilité que j’ai trouvé — enfin — le temps de sortir mes carnets de leur livrée brute de téléchargement. Tout n’est pas encore parfait mais je crois que ces pages ne sont pas trop désagréables à lire ; que ce soit sur grand écran ou sur terminal mobile.
Je vais désormais me contenter de passer du passer le polish ici ou là et surtout me concentrer sur le contenu. Le nombre de billets amorcés dans Daedalus, Byword, voir même DayOne, est assez désolant.
Haut les cœurs donc et chaud les doigts, à très vite !
Demain je remonterai quelques kilomètres au nord, en famille, pour passer la toute fin des vacances scolaires au vert et sous la tente. Une dernière inspiration d’oxygène avant le sprint de la rentrée.
Je compte bien profiter au maximum de cette pause. Je m’appliquerai pour cela à ignorer toute sollicitation externe. Le téléphone restera éteint, sauf réelle urgence. Je ne consulterai pas de site, de flux ni même de messagerie électroniques.
Ce n’est pas une cure ni une opération de sevrage. Ce n’est pas non plus une posture mais simplement l’envie de profiter d’un luxe inouï pour un travailleur du Réseau.
Au passage, j’ai rétabli le modèle de page par défaut de TextPattern suite au passage à la version 4.5 de ce système de publication. Opération redesign à la rentrée.
Allez, à plus, et pour ne pas se quitter comme ça il y aura peut être une surprise dans la soirée (nuit ?) !
Assez de ces câbles qui courent : optique, de l’ordinateur au convertisseur ; RCA (ou Cinch), doublés, du convertisseur au préampli ainsi que de celui-ci à l’ampli ; simples tresses blindées jusqu’aux colonnes de haut-parleurs.
Assez de ces boites empilées : DAC**, préamplificateur, amplificateur. Assez de leurs pertes thermiques, surtout l’été. Assez de leur encombrement.
Assez de ces vieilles tours de bois, de carton, de cuivre, d’aimants et de tissu qui prennent une place folle.
J’ai envie de tout balancer, les vieux NAD, les vieilles enceintes, de les remplacer par du compact, du léger, du récent… et puis je déclenche la lecture d’un album d’Abbey Lincoln, Véronique Sanson ou Stan Getz, d’une interprétation de Couperin ou Chopin. Je goûte alors au délice des souffles, aux attaques des doigts sur les instruments. Je me fais du bien.
Alors je sais que finalement, pour un moment encore, je vais tout garder parce que, la vache, qu’est-ce que c’est bon !
* vieux dicton de bassiste ** Digital to Analog Converter
Il y a des matin où, après avoir déposé les filles à l’école, il m’est difficile de prendre le chemin du retour vers la maison et mon bureau. Des matins comme celui d’aujourd’hui. Dans ces moments, mon « vieil » iPad, mon X1 et le mode tethering de l’iPhone me sont particulièrement précieux. Ils me permettent de flâner sans pour autant culpabiliser.
Je marche, à l’aise dans mes bateaux, sur les trottoirs et voies partagées municipales, prenant le temps d’observer mon environnement et de réfléchir à tel ou tel problème sans me focaliser dessus, les yeux à 50 cm de sa matérialisation sur mon écran.
Marcher, s’arrêter, poser un doigt sur le déclencheur, observer mieux, tourner, déclencher… Cette gymnastique, plus accessible que 12 km de course à pied par 34 degré, me permet de faire le ménage dans ma tête et de penser sereinement à mon activité professionnelle.
Au bout d’un moment, je peux me poser sur un banc à l’ombre de vieux platanes pour passer quelques coups de fil, échanger par courriel et coucher quelques idées sur le papier. Je peux même téléverser une dizaine de photos sur Flickr et rédiger un billet avant de reprendre mon chemin pour, cette fois-ci, rentrer chez moi, les idées plus claires.