deuxième prise

Ray’s Day 2015 transcrire

Demain, le monde — n’ayons pas peur des mots — connaîtra sa deuxième journée placée, arbitrairement, sous la tutelle posthume de Ray Bradbury pour célébrer, je cite, la lecture, les auteurs et les lecteurs.

voix de garage

Dix-huit ans et des poussières se souvenir

première tentative de sonorisation de mes souvenirs

Transcription :

Des pensées comme des feuilles mortes collées sous mes pieds nus, l’image d’un arbre non loin d’un Scooter défoncé et d’une bouteille de whisky.

Une paire de lunettes à monture rouge

18 ans et des poussières qu’un souffle de saxophone s’est tu

18 ans et des poussières que j’ai commencé à pleurer sans savoir pourquoi

18 ans et des poussières que je n’ose regarder en face ni derrière

18 ans et des poussières que je joue avec ma réalité

18 ans et des poussières que j’ai tant d’amis gardés au loin

18 ans et des poussières et je ne sais toujours pas me satisfaire du chemin

18 ans et des poussières que j’ignore ce qui est bien en moi

18 ans et des poussières que je veux aider

18 ans et des poussières que je pense décevoir

18 ans et des poussières de bonheurs incompris

18 ans et des poussières à se maudire de ces pensées

18 ans et des poussières à se rêver grand et se trouver petit

18 ans et des poussières à croire jusqu’à l’agnosticisme

18 ans et des poussières à jouer des mots

18 ans et des poussières à les trouver minables

18 ans et des poussières à oublier les promesses à soi-même et se le reprocher toujours

18 ans et des poussières à s’en vouloir d’être triste

18 ans et des poussières à pousser l’imposture jusque-là

c’est quand qu'on va où ?

Un signe après l’autre transcrire

Pas facile d’aller quelque part lorsque l’on appelle son site Souvenirs de nulle part. Je ne renonce pas pour autant à continuer d’ajouter des colonnes (pour les écrans suffisamment larges) à ces pages web. J’ai quelques idées à partager, des projets à faire avancer et, peut-être, même de l’expérience à partager.

Matérialiser ces quelques lignes à onze heures du soir passées concrétise un peu ces envies d’écritures qui restent bloquées entre le dossier de ma chaise et le clavier.

On y croit !