Chaos
le classé dans Courses
Gaffe aux chevilles !
— Benoît Launay
le classé dans Courses
Gaffe aux chevilles !
— Benoît Launay
le classé dans Vendredi soir et Défi
Dans les sursauts de Good City for Dreamers avec General Elektriks.
Se souvenir : unique obsession accrochée à une mélodie au piano jouée en sourdine. Ordonner les éclairs illuminant sa mémoire par fragments. Oublier le sang, le froid et la douleur pour se concentrer sur les heures le séparant de son présent.
Il y avait cette musique, douce, la fraîcheur d’un verre dans sa main et la tourbe liquide coulant dans sa gorge. Il y avait son poing serré. Il y avait ces feuilles de papiers. Il y avait ces glaçons fondus et cette buée sur ses yeux ; larmes ou brûlure de l’alcool ? Il y avait ce soleil qui refusait de se lever plus. Il y avait tous ces mots, pliés, ôtés de ce livre évidé. Il y avait toujours la course de doigts agiles sur un clavier. Il y avait ces portières ouvertes, cette serrure déverrouillée et ce pêne dégagé. Il y avait ce… sourire ?
Blocage. Retour à la pluie, ou plutôt, alors, aux trombes d’eau qui enveloppaient l’homme et son ombre, le rinçant du sang et de la boue mêlés sur sa peu et ses vêtements. Il se leva pour lutter contre l’engourdissement qui le gagnait, cracha un peu de sang, fit quelques pas, hésitant, d’autres encore. Il s’éloignait des projecteurs, cherchant un peu de repos pour ses yeux.
Un des blocs de béton jonchant l’esplanade, cube fendu ou éventré, lui offrit l’abri recherché. Il s’allongea â même le sol et lâcha prise, fatigué au point de se moquer de savoir s’il allait se se réveiller ou non. Le sommeil ne fut pas long à venir, suivi par un cauchemar.
Il y avait ces bruits sourds d’objets tombant sur le tapis. Il y avait ces trois éclairs rendant visible l’os de son bras, porté devant ses yeux, à travers sa chair et ses paupières fermées. Il y avait le tintement du verre tombant en cascade. Il y avait cette fenêtre traversée. Il y avait cette chute. Il y avait cette course à travers les ruelles et ces pas accordés sur les siens. Il y avait ce choc contre ses cuisses et ses mains s’abîmant sur le goudron. Il y avait ces coups silencieux, ces semelles écrasant ses phalanges, ces doigts arrachant ce qu’il tenait encore fermement. Il y avait le soleil qui se levait enfin tandis que ses paupières, gonflées, se refermaient et toujours ces coups. Il y avait ce son métallique de coffre ouvert, ce flottement et la lumière qui disparaissait Dans un grand choc. Il y avait ce roulement, ces cahots, cette odeur de carburant et cette montée de nausée.
Il vomit une seconde fois, roulant sur le côté. Il se souvenait.
— Benoît Launay
le classé dans Brèves
De la part de la petite famille Launay
— Benoît Launay
le classé dans Brèves et Miscellanées
Teaser
Cette petite note a surtout pour but de me rappeler de ne pas trop tarder à publier un essai faisant suite à celui de l’Opus.
À bientôt donc.
— Benoît Launay
le classé dans Quoi de neuf ?
Premier bilan
À cette heure, la première journée de 2012 me concernant arrive à son terme. Il est donc grand temps d’en faire un premier bilan qui sera celui-ci : le fond de l’eau est un peu frais, même sur les bords.
Il y eut en effet du soleil, du sable dont on fait les châteaux et de l’eau salée dont on fait les baignades. Il,y eut des pieds dans cette eau, un bas de pantalon aussi. Il y eut un tour de manège mais pas de glace ni de crêpe : trop de clients ; le chef était au service salle et non aux fourneaux. Il y eut également deux films d’animation et pas mal d’assemblage de Lego. Il y eut de la restauration rapide et une promenade lente.
Il y eut ce brin planté entre deux bancs du port de Saint-Cyprien.

Pour finir il y eut quelques figures artistiques devant des lapins crétins.
2012 ne commence pas trop mal.
Mes vœux ? Ils vous accompagnent bien sûr tous mais se feront plus tangibles sous peu.
— Benoît Launay